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LES JOURNEES DE LA PRESSE EUROPEENNE A TRAVERS L'OEIL DU COACH

28/03/2019

Les 1er et 2 mars derniers, l’IICP accueillait les Journées de la Presse Européenne, organisées par Le Taurillon, média des Jeunes Européens France. A cette occasion, une vingtaine d’étudiants de l’école ont assuré la couverture médiatique de l’événement, encadrés par deux coachs : Jérémy Felkowski & Cédric Cousseau. Ce dernier a accepté de répondre à quelques questions. Retour sur ces #EuroPressDays à travers l’œil du coach.

Bonjour Cédric, vous êtes à l’initiative de la venue de ces Journées de la Presse Européenne dans nos locaux. Pouvez-vous nous raconter l’origine du projet & votre motivation à coacher nos étudiants ?

Tout est venu d'une rencontre en octobre avec l'équipe du Taurillon qui avait le souhait d'organiser une deuxième édition des Journées de la presse européenne. Laura Mercier et Louise Guillot qui sont les responsables du webzine européen cherchaient notamment une école pour accueillir l'événement. J'ai donc proposé de les mettre en relation avec Jean-Luc Letouzé de l'IICP qui a tout de suite été convaincu par le projet, par la nécessité de parler d'Europe dans le cadre de la formation des journalistes et surtout par la nécessité de réfléchir au faible traitement de l'actualité européenne dans les médias. Nous avons ensuite élaboré la manière dont les étudiants seraient impliqués pendant ces deux journées et nous avons voulu qu'ils en soient eux-mêmes les acteurs en produisant des vidéos, des reportages, des photos, des infographies, des interviews, des articles, en temps réel et sur le temps long. Cela créait un ensemble complet et intéressant pour acquérir des connaissances et de la technique. Et je ne pouvais qu'y participer tant cette expérience est stimulante et met les étudiants dans des conditions réelles d'exercice du métier.

En tant que coach, quel a été votre rôle auprès de nos étudiants ?

Avec Jérémy, nous avons réfléchi aux angles, aux traitements, aux formats, aux entretiens. Nous avons travaillé en tandem pour accompagner les étudiants dans le suivi de leurs productions, de la commande à la livraison des contenus au Taurillon. Nous avons organisé plusieurs réunions en amont pour leur expliquer également nos attentes en terme d'exigence et de qualité car tous les contenus avaient vocation à être diffusés. Pendant les deux jours, nous avons été présents dans la production d'une dizaine d'entretiens radios, une quinzaine d'interviews vidéo pour les réseaux sociaux, une dizaine d'articles écrits et deux reportages télé. Bravo à eux car il s'agit à la fois d'un marathon pour tenir dans la durée malgré le stress et la fatigue et un sprint car tout va très vite et il faut rester pertinent, réactif et efficace.

Lors d’un tel « marathon », certaines difficultés ont dû être rencontrées ? Quelles sont-elles et comment ont-elles été gérées par nos étudiants ?

La couverture d'une telle journée est semée de 1000 embûches : des interlocuteurs pressés, qui se font attendre ou qui arrivent en même temps, l'enregistrement d'un entretien radio dans le bruit, un micro qui ne veut pas se connecter, une balance des blancs bloquée, un cadrage dans un environnement qui n'est pas toujours facile, savoir renouveler ses plans dans un lieu unique, synthétiser une somme d'informations en un temps record, avoir quelques minutes pour s'entretenir avec une personnalité ... le tout dans le stress puis la fatigue. Les étudiants ont connu sur deux jours toutes les contraintes techniques et humaines qui font le quotidien du journaliste. En s'y confrontant, en les dépassant, en les solutionnant, ils ont acquis cet esprit de débrouillardise inhérent également au métier pour qu'une seule chose compte : la qualité des contenus.

Quel regard portez-vous sur le travail effectué lors de ces deux jours par nos journalistes en devenir ?

Les étudiants ont tout de suite été impliqués, motivés quitte à en redemander malgré tout ce que nous avions déjà prévu de réaliser et la densité de conférences et de rencontres en deux jours. Le fait de se mettre en conditions réelles avec les surprises, les contraintes techniques et les adaptations nécessaires les a galvanisés et c'est cette énergie qui est déterminante dans un tel projet. Sans cette envie, on ne réalise pas de bons contenus pour ses lecteurs, on ne trouve ni les solutions aux difficultés qui se présentent ni les ressources pour atteindre le niveau d'exigence des productions quand il s'agit de réécrire encore une fois un papier ou de revoir un montage. Bravo à eux car leur organisation et leur entraide a permis de voir émerger une vraie rédaction et je crois qu'ils se sont vus comme pleinement journalistes, avec la confiance qu'il faut pour attaquer très bientôt le marché du travail.