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Challenge plurimédia: les aidants familiaux à l'honneur

05/06/2020

La semaine du 6 avril, nos étudiants en 1ère et 2ème année en journalisme ainsi que les étudiants en classe passerelle (année de réorientation) ont dû assurer leur semaine de challenge plurimédia ... à distance ! Trois sujets au choix: le succès du running, l’intergénérationnel et le rap français, et une semaine pour livrer leurs travaux. Si aucun groupe n’a démérité, c’est l’équipe n°10, composée d’Emma Razafimahefa et de Guillaume Montaudouin, qui a su tirer son épingle du jeu. Nos deux vainqueurs de ce challenge plurimédia ont accepté de revenir sur cette expérience.

Bonjour Emma, bonjour Guillaume, tout d’abord félicitations pour cette belle victoire ! Pouvez-vous nous indiquer le thème que vous avez choisi et pourquoi ?

Guillaume : Nous avons choisi le thème « Intergénérationnel » et nous avons anglé ce dernier sur les aidants familiaux. Devenir aidant c’est accepter de faire de nombreux sacrifices sur sa vie personnelle. Les aidants font preuve d’un énorme courage, et celui-ci est souvent motivé par l’amour, notamment par celui qui anime le lien d’un enfant avec l’un de ses parents. Ce sujet permettait de traiter de la solidarité intergénérationnelle sous sa forme la plus poussée, à savoir parler de ceux qui donnent de leur temps, de leur énergie, parfois au détriment de leur projet, de leur santé, pour s’occuper de leurs ainés. Ce sujet nous permettait également de sensibiliser le lectorat sur des maladies telles que l’alzheimer, qui au vu des projections démographiques devrait continuer à gagner du terrain. Aussi, était-ce l’occasion de se faire relai d’une souffrance trop méconnue, qui est celle des aidants, dont une grande partie se déclare en état d’épuisement moral ou en état de fatigue accrue.

Emma : On voulait faire quelque chose d'original et quand on s'est mis d'accord sur ce sujet et qu'on a commencé à se renseigner, on à tous les deux été particulièrement touchés. L'idée c'était d'avoir de l'humain et de donner la parole à ces gens là, déjà pour les écouter, mais aussi pour sensibiliser parce que c'est un sujet énormément délaissé et pourtant qui a toute son importance !

La particularité de ce challenge a été le fait qu'il se déroule à distance compte-tenu du contexte actuel. Pouvez-vous expliquer ce que cela a changé dans votre organisation?

E : Avec Guillaume on a l'habitude de faire nos challenges ensemble. Et en général il reste chez lui pour se concentrer à fond sur l'écrit et moi, je vais à l'école pour faire tout ce qui est technique. Ça n'a donc pas vraiment chamboulé nos habitudes, on s'appelait plusieurs fois par jour pour faire un point, on s'était plutôt bien réparti les tâches. Et je pense que ce qui fait qu'on n’a pas vraiment senti de changement, c'est qu'on a l'habitude de bosser ensemble et qu'on connaît bien les méthodes de l'autres. On est une bonne équipe.

G : Oui, nous nous sommes organisés de la même façon que pour les challenges précédents : débat sur le choix du sujet, répartition de tâches, « réunions » quotidiennes pour faire part des avancées de chacun et se faire d’éventuelles remarques. Je pense que notre avantage résidait dans le fait que nous avions déjà fait équipe ensemble et que nous avions des automatismes qui nous ont permis une adaptation rapide au travail à distance.

Quelle a été la principale difficulté rencontrée ?

G : Je pense que c’est avant tout l’aspect technique, difficile à gérer eu égard au manque de matériel. L’ingéniosité d’Emma en la matière a sans aucun doute permis de rendre une production vidéo de bonne qualité au vu des conditions. Après, Il y a aussi le fait que nous ne travaillons pas aux mêmes horaires et que pour ma part, j’avais à concilier le challenge avec mon stage, ce qui demandait une organisation stricte, parfois fatigante.

E : Pour ma part, je dirais qu'il y a trois difficultés. D'abord être chez soi. Il ne faut pas perdre l'objectif de vue, ce n'est pas le même rythme que quand on se déplace à l'école pour bosser, on peut très vite se laisser aller. Ensuite lors de la première journée - celle du brainstorming - nous avons dû brainstormer par téléphone. Ce n’est vraiment pas la façon optimale de procéder car cela peut entraîner pas mal de quiproquos. C'est beaucoup plus simple de se comprendre quand on est tous ensemble, en l'occurrence là, tous deux, autour d'une table. Et enfin le manque de matériel évidemment. L'école nous a quand même laissé durant le confinement la suite Adobe donc j'ai pu monter avec Premiere. Mais pour ce qui est de filmer, avoir un bon son, une bonne luminosité, c'était un peu une aventure. J'ai dû empiler des livres pour faire un trépied, filmer à l'appareil photo et enregistrer le son avec mon téléphone et au montage raccorder le son avec l'image. Bref une galère sans nom !

De quoi avez-vous été le plus fier durant ce challenge ?

E : Je pense que la chose dont je suis le plus fière c'est d'avoir gagné. Parce qu'on a prouvé déjà que même chez soi on peut avoir des intervenants (on a eu 2 aidants familiaux, un député, la vice-présidente de France Alzheimer, une écrivain...), on peut faire un sujet télé correcte et rendre tout ça très vivant sans bouger de notre lit. Et puis, on ne visait pas forcément la finale, on voulait juste rendre un travail dont on serait fiers parce que c'est notre production. Mais je pense que ce qui rend encore plus fier, c'est quand le jury est tout aussi passionné que vous quand vous leur expliquez le sujet, quand il vous pose tout un tas de questions pour savoir comment on a procédé, comment ça s'est passé... On se sent récompensé ! Aussi aux premiers challenges de cette année, on était déjà allé en final sans gagner. Donc là c'est vraiment une petite victoire en plus !

G : La victoire m’importe peu, beaucoup d’équipes auraient pu l’obtenir : il y avait une pléiade de livrables de très bonne qualité. Ma vraie fierté est d’avoir réussi à intéresser élèves et professeurs sur ce sujet de société et d’avoir donné l’envie à certains de le creuser encore plus.

Merci à vous deux et encore félicitations pour cette belle victoire, bien méritée.